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À propos du CCQC

Membres du Conseil du contrôle de la qualité

Le Conseil du Contrôle de la Qualité (CCQ) est un organisme conjoint regroupant la Fraternité internationale des Chaudronniers (FIC) et l'Association unie des compagnons et apprentis de la plomberie et de la tuyauterie des États-Unis et du Canada (AU) et il est reconnu comme étant le syndicat désigné pour représenter les techniciens d'essais non-destructifs et de traitement thermique au Canada.

Les deux syndicats ont reconnu que ces techniciens hautement qualifiés et formés avaient des intérêts particuliers qui seraient mieux adressés indépendamment de chaque syndicat et ils ont conséquemment créé le Conseil du Contrôle de la Qualité du Canada. Les membres du CCQ maintiennent les droits et les privilèges des deux organisations respectives et sont encouragés à participer aux activités de leurs syndicats locaux. Dans plusieurs cas, ces membres bénéficient des ressources des deux syndicats. La croissance des membres du CCQ est forte et augmente rapidement avec environ 3 000 membres à travers le Canada (janvier 2011) et ces membres ont également aider à bâtir d'excellentes relations entre la FIC et l'UA au bénéfice de tous nos membres.

Le CCQ négocie la « convention collective du contrôle de la qualité » avec la Nondestructive Testing Management Association (NDTMA). La NDTMA est un organisme enregistré d'employeurs et représente environ 70 employeurs d'essais non-destructifs et de traitement thermique au Canada.

La « convention collective du contrôle de la qualité » pan-canadienne prévoit des variations entre les diverses régions du pays par le biais « d'annexes régionales. » Ces régions sont :

Région du pacifique: Colombie-Britannique et Territoire du Yukon
Région des prairies: Alberta, Saskatchewan, Manitoba, et les Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut
Région centrale: Ontario
Région du Québec: Québec
Région atlantique: Terre-Neuve et Labrador. Île-du-Prince-Edouard, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick

Outre les « Annexes régionales », la convention collective prévoit également des conditions de travail particulières pour le travail de pipeline et dans le Grand Nord.

Histoire

Les origines du Conseil du Contrôle de la Qualité du Canada remontent à une réunion qui a lieu à Vancouver au début de 1970. Un propriétaire d'une firme de traitement thermique met de l'avant une proposition d'entente collective conjointe avec l'Association Unie et les Chaudronniers, qui dépasserait les lignes traditionnelles de juridiction. L'entente proposée s'appliquerait au traitement thermique sur les installations relevant de la juridiction de travail des deux organisations. Russ St.Eloi, représentant international de l'Association unie et Bob MacIntosh, représentant international des Chaudronniers, acceptent de prendre ce nouveau concept en considération étant donné que les réactions des travailleurs et des leaders de l'industrie démontrent un grand intérêt. Cet intérêt a mené à la mise en place de la première « convention collective de traitement thermique » qui est adoptée vers la fin de 1970.

En 1971, un petit groupe de techniciens d'essais non destructifs de la Colombie-Britannique décident que leur bien-être serait amélioré en se syndiquant et commencent leur recherche. À cause des relations étroites de travail entre les techniciens d'essais non-destructifs et ceux de traitement thermique, l'intérêt des travailleurs d'essais non-destructifs à se joindre au CCQ a été rapidement transmis à la FIC et à l'UA.

Les confrères St.Eloi et MacIntosh se rencontrent à nouveau pour traiter de la question. À cause des \ similitudes dans les conditions de travail des techniciens d'essais non-destructifs et ceux de traitement thermique, les deux représentants internationaux concluent que tous les techniciens seraient mieux représentés dans un groupe d'essais non-destructifs sous l'égide du CCQ. Une campagne de recrutement de la base est déclenchée et les travailleurs signent des demandes d'adhésion des Chaudronniers et/ou de l'Association unie dans un rapport 50-50. Cette campagne de recrutement va très bien et très rapidement des demandes d'accréditation conjointes sont déposées auprès du Conseil des relations de travail de la Colombie-Britannique.

En attendant la disposition de ces demandes d'accréditation, les représentants syndicaux approchent les entrepreneurs impliqués pour amorcer la négociation d'une convention collective. Les entrepreneurs acceptent de se joindre volontairement et une convention collective est conclue avant que Conseil des relations de travail n'émette les accréditations. Les premiers entrepreneurs à signer furent :

  • Gam-X Inspections
  • Staco Testing; et
  • Industrial Nondestructive Testing Ltd.

La prochaine étape a été une campagne de recrutement en Alberta. Avec les conseils des deux représentants internationaux, le Local 488 (Edmonton) et le Local 496 (Calgary) de l'UA ainsi que la Loge 146 des Chaudronniers lancent leurs propres campagnes de recrutement. Tout au cours de 1972, les deux représentants internationaux travaillent de concert avec les syndicats locaux pour convaincre les techniciens de se syndiquer. Gordon Finlay a accompli un travail remarquable de syndicalisation des techniciens d'essais non-destructifs et a facilité la signature d'ententes de reconnaissance volontaire par trois entrepreneurs.

Le 19 janvier 1973, une rencontre de plusieurs représentants de l'AU et de la FIC est convoquée à Edmonton pour évaluer le succès des efforts de syndicalisation en Alberta. Russ St. Eloi agissant à titre de président a été encouragé par tous les rapports positifs des provinces de l'ouest ainsi que de la croissance rapide. Il ajoute : « le temps est venu de formaliser ce groupe. » Il rapporte qu'il a déjà discuté de l'idée de créer un conseil regroupant la majorité des personnes dans la pièce ainsi que d'autres de l'Ontario. S'il n'y a pas d'objection, nous devrions procéder, conclut-il. Le confrère St. Eloi recoit un appui important de tout le monde et les choses se précipitent. St.Eloi est nommé Président temporaire et MacIntosh Secrétaire temporaire. L'assemblée adopte alors une Constitution et élit les officiers tel que prescrit dans cette constitution, à savoir le Président Russ St.Eloi, le Secrétaire financier Robert M. MacIntosh et les Vice-présidents Don Whan, David Knight et John Carroll.

Le nouveau Conseil du Contrôle de la Qualité lance un concours parmi les techniciens pour la conception d'un logo ou un insigne approprié pour le CCQC et une décision finale fut prise à la réunion du 6 mars 1973 à Ottawa. Des huit soumissions reçues, celle de Les Hall est retenue. Le logo original est encore en vigueur aujourd'hui et demeure une œuvre créative d'art pour nos membres.

Lors de cette même réunion à Ottawa, le Conseil décide de lancer une campagne de recrutement en Ontario. Pour aider aux efforts de syndicalisation, Jon McManus, un membre des Chaudronniers est embauché. En août 1973, Le Conseil se rencontre à Toronto pour discuter des progrès en Ontario et l'on décide que la Loge 128 de la FIC et le Local 46 de l'UA seraient désignés comme syndicats locaux du CCQ en Ontario. Les gérants d'affaires Stan Petronski de la Loge 128 des Chaudronniers et Bill Howard du Local 46 de l'UA sont accueillis au Conseil.

Au début de 1975, les entrepreneurs d'essais non destructifs commencent à s'organiser en créant un organisme central de négociation qui devient le Non Destructive Testing Management Association (NDTMA). Le premier Président du NDTMA est John Zirnhelt et le premier Trésorier est Gerry Pouget. En juin de la même année, la première convention collective entre le CCQC et le NDTMA est signée à Calgary. Les conventions collectives provinciales de la Colombie-Britannique et de l'Alberta étant expirées, sont remplacées par la nouvelle entente.

En avril 1977, le Conseil se rend à Montréal pour évaluer les possibilités d'organisation au Québec. Quelques entrepreneurs québécois de même que d'autres entrepreneurs ayant des opérations au Québec se plaignent constamment de la concurrence déloyale dans la province. Le confrère McManus ayant résolu avec succès les problèmes identifiés lors des rencontres de Toronto reçoit le mandat d'aider les loges et les locaux du Québec avec une campagne de recrutement.

Au cours de l'été 1978, le Conseil tient sa première rencontre dans les Provinces Atlantiques. Les représentants d'affaires des unions locales des deux organisations sont invités à Halifax à participer et à apprendre ce qu'est le CCQC. Des Provinces Atlantiques, on retrouve Ed Tighe du local 682 de l'UA, Mario Dubé de la loge 73 des Chaudronniers, Herb Reid du local 213 de l'UA et George Fewer de la loge 203 des Chaudronniers. Le confrère McManus, fait rapport de son travail au Québec et le peu de succès à faire signer de nouveaux entrepreneurs dans cette province. Il est maintenant un représentant international des Chaudronniers et il conserve son rôle pour le CCQC en Ontario et il dit qu'il garderait un oeil sur les possibilités au Québec.

1978 est aussi l'année oû le Conseil est nommé comme Syndic au nouveau régime d'avantages sociaux. Il est à noter qu'un premier régime d'avantages sociaux existait et était géré entièrement par le NDTMA. Lorsque le régime de retraite voit le jour, il est régi par une entente en fiducie requérant huit syndics, quatre venants du CCQC et quatre du NDTMA. Éventuellement ce nouveau modèle est adopté par le régime d'avantages sociaux.

Décembre 1978 est une date clé pour le CCQC. Les négociations conclues à cette date prévoient un fonds d'administration dans la convention collective. Chaque entrepreneur signataire doit contribuer un montant équivalent à 1% des revenus des employés d'essais non destructifs. Le Conseil percevrait l'argent et en remettrait la moitié au NDTMA pour l'administration de leurs affaires.

Ce n'est que le 13 juillet 1982, que le CCQ se rencontre à Halifax et détermine que la loge 73 des Chaudronniers et le Local 772 de l'AU représenteraient le CCQ dans les Provinces Atlantiques. Peu de temps après le Local 740 de l'UA et la Loge 203 de la FIC représentent Terre-Neuve comme représentants au sein du CCQ. Avec l'entrée des Provinces atlantiques, le Conseil du contrôle de la qualité devient véritablement un organisme national.

La force du Conseil du contrôle de la qualité est un testament au dur travail et au dévouement de plusieurs leaders syndicaux qui ont travaillé à bâtir cette organisation.

Formation et accréditation

À date, il n'y a pas de programme formel d'apprentissage pour devenir un technicien de contrôle de la qualité. En général, les techniciens commencent en tant que stagiaires et reçoivent leur formation sur le tas de leur employeur. Toutefois, pour obtenir une accréditation de l'Office de normes générales du Canada (ONGC), ils doivent recevoir une formation formelle dispensée par une tierce partie indépendante pour maîtriser les aspects théoriques. Après avoir suivi ces cours, les techniciens doivent passer des examens écrits et pratiques de qualification dans des établissements accrédités par l'ONGC. Le CCQ a ouvert son propre centre de formation et a été accrédité par l'ONGC pour offrir la formation dans toutes méthodes d'essais non destructifs et est aussi accrédité comme centre d’examen écrit.

Le CCQ et le NDTMA gèrent conjointement des fonds de formation et de perfectionnement qui remboursent tous les frais de formation et d'accréditation des techniciens membres. Ces fonds de formation favorisent l'éducation permanente et le perfectionnement des compétences des membres du CCQ.